Chaque annonce de la CRE provoque le même petit pincement au ventre. Encore une hausse, encore quelques euros en plus sur la prochaine facture, encore cette impression de subir des décisions prises loin de chez soi. Cet automne, la nouvelle est tombée sans surprise : le prix repère du gaz grimpe à nouveau. Et pourtant, cette fois, aucune angoisse à l’horizon pour certains foyers. La raison ? Un détail contractuel, souvent négligé, qui fait toute la différence entre trembler à chaque communiqué et rester complètement serein.
- Le prix repère du gaz de la CRE atteint 182,88 €/MWh, en hausse de 6,3 %, soit environ 12 % d'augmentation en deux mois.
- Seuls les foyers ayant une offre indexée (environ 60 % des ménages) subissent cette hausse, contrairement aux 40 % en contrat à prix fixe dont la facture reste stable.
- Sur une année, la hausse pourrait représenter près de 120 euros supplémentaires pour les foyers en offre indexée.
La hausse de 6,3 % qui a fait trembler tous les foyers… sauf le mien
Le constat est sans appel : le prix repère de vente de gaz atteint désormais 182,88 euros TTC par mégawattheure, contre 172,05 euros le mois précédent. Une progression de 6,3 % qui succède à une hausse de 5,6 % le mois d’avant, portant la note à près de 12 % d’augmentation en seulement deux mois. Concrètement, la CRE évalue l’impact à environ 5,28 euros TTC de plus sur la facture mensuelle des foyers concernés. Sur une année entière, la projection donne le vertige : une facture 2026 en moyenne 10 % plus élevée qu’en 2025, soit près de 120 euros supplémentaires. De quoi comprendre pourquoi tant de ménages redoutent chaque nouvelle publication. Sauf que ce chiffre, aussi impressionnant soit-il, ne concerne pas tout le monde de la même façon.
Prix repère contre prix fixe : le détail qui change tout sur ma facture
Voici le nœud de l’histoire. Le prix repère publié par la CRE n’est qu’un indicateur mensuel purement informatif. Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz, il sert de boussole, mais les fournisseurs restent totalement libres de fixer leurs propres prix. Résultat : seuls les foyers ayant une offre indexée sur ce repère subissent directement la hausse. Ils sont environ 6 millions, soit près de 60 % des ménages raccordés au gaz naturel. À l’inverse, ceux qui ont opté pour un contrat à prix fixe, environ 40 % des consommateurs fin 2025, voient leur facture rester stable, quoi qu’il arrive sur les marchés. C’est exactement ce basculement qui a tout changé pour moi : passer d’une offre indexée à un contrat verrouillé sur un tarif fixe. Un seul choix, mais un effet immédiat sur la tranquillité d’esprit.
Voici un tableau qui résume la différence entre les deux types de contrats face à cette actualité :
| Type de contrat | Impact de la hausse de 6,3 % | Sérénité pour l’hiver |
| Offre indexée sur le prix repère | Facture qui augmente chaque mois selon le marché | Faible |
| Offre à prix fixe | Aucun changement, prix verrouillé | Élevée |
Ce que je retiens de ce changement de contrat avant l’hiver
La hausse observée en cette rentrée n’a rien d’un accident isolé. Elle s’explique par l’augmentation des prix sur les marchés du gaz constatée entre juillet et août, un mouvement susceptible de se reproduire au fil des mois. Miser sur un contrat à prix fixe avant l’arrivée du grand froid, c’est se prémunir contre ces à-coups imprévisibles. Ce n’est pas une martingale magique, ni une astuce cachée : c’est simplement une lecture attentive de son contrat, et parfois un appel à son fournisseur pour comparer les offres disponibles. Le prix repère continuera d’évoluer chaque mois, à la hausse comme à la baisse, mais pour celles et ceux qui ont fait ce choix, ces annonces deviennent presque anecdotiques.
Au fond, cette histoire de gaz qui grimpe révèle surtout l’importance de bien connaître les termes de son contrat. Entre l’indicateur mensuel de la CRE et les prix réellement pratiqués par les fournisseurs, la marge de manœuvre existe, et elle change concrètement le quotidien des foyers. Alors, avant que les températures ne chutent pour de bon, peut-être est-ce le bon moment de jeter un œil à sa propre facture, pour savoir de quel côté du tableau on se trouve vraiment.

