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10 anecdotes sur Valérie Pécresse, la candidate des Républicains pour la présidentielle

Crédits : Jacques Paquier (CC BY-SA 2.0)

On a parfois bien du mal à cerner la candidate Les Républicains à l’élection présidentielle de 2022, Valérie Pécresse. Jugée peu charismatique et austère, la présidente du conseil régional d’Île-de-France est pourtant sortie victorieuse de nombreux suffrages dont la primaire interne de son parti malgré des accusations d’irrégularités. Dressons un portrait en 10 anecdotes de Valérie Pécresse. 

1/ Des jeunesses communistes à la vente de liqueurs à Tokyo

Valérie Pécresse est une grande lectrice, un point que partagent presque tous les candidats à la présidentielle. À 13 ans déjà, elle dévorait La comédie humaine de Balzac en soulignant les lieux sur les pages du livre afin d’aller les visiter elle-même à Paris. Elle est par ailleurs une grande fan de Tolstoï et de Dostoevsky. Est-ce cet amour pour la littérature russe qui a poussé Valérie Pécresse à apprendre la langue des tsars ? Mystère. Son père l’a en tout cas envoyé à 15 ans en Russie dans un camp des jeunesses communistes pour qu’elle apprenne à la parler couramment. Quelques années plus tard, Valérie Pécresse est cette fois partie à Tokyo pour apprendre le japonais. Elle y a vendu des magnétoscopes et de l’alcool.

Valérie Pécresse
Crédits : Jacques Paquier (CC BY-SA 2.0)

2/ Un entretien d’embauche sexiste

Être une femme en politique, ce n’est définitivement pas facile. À la fin des années 90, Valérie Pécresse en a d’ailleurs fait l’amère expérience en passant un entretien d’embauche avec Dominique de Villepin, le secrétaire général de l’Élysée. Il lui d’emblée annoncé qu’elle devait sa présence uniquement au fait qu’elle est une femme. Il a en outre ajouté : « Vous, vous ne ferez jamais de politique, parce que vous êtes une femme normale : vous avez un mari, des enfants. En politique, il n’y a pas de femmes normales, il n’y a que des névrosées ! ».

3/ L’instrumentalisation de la garde à vue de son fils

En 2016, la police parisienne a interpellé un jeune homme en possession de 4 grammes de cannabis. Le délinquant en question n’était autre que le fils de Valérie Pécresse. Très vite médiatisée, l’affaire est rapidement devenue gênante pour la présidente de la Région Île-de-France. La lutte contre les stupéfiants était en effet un axe majeur de son programme. Quand bien même son fils avait 19 ans et ne vivait plus chez elle, certains observateurs l’ont alors fait passer pour une mauvaise mère. La police a même demandé à procéder à une perquisition au domicile de l’élue. Toutefois, on peut se demander comment la presse a pris connaissance de la garde à vue de son fils si vite. Selon plusieurs sources, Manuel Valls, alors Premier ministre socialiste, et Claude Bartolone, alors président de l’Assemblée nationale, auraient fait fuiter l’information aux médias.

Valérie Pécresse anecdotes faits choses que vous ne savez pas ignorez
Crédits : Jacques Paquier (CC BY-SA 2.0)

4/ Valérie Pécresse a demandé des conseils politiques à David Cameron…

Valérie Pécresse a déjà qualifié Emmanuel Macron de version française de Tony Blair, un ancien premier ministre travailliste anglais. Quant à elle, elle s’identifie davantage à David Cameron, un autre premier ministre britannique. Après la débâcle de la campagne présidentielle de François Fillion en 2017, elle a demandé conseil à l’ancien homme fort de Grande-Bretagne pour reconstruire la droite française. Néanmoins, heureusement qu’elle ne lui a pas demandé des astuces pour gagner un scrutin. David Cameron reste en effet connu comme l’homme politique ayant organisé le vote du Brexit. Il était alors persuadé que les Anglais allaient se prononcer pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne…

5/ Ses grands-parents psychiatres lui ont sauvé la vie

Les grands-parents maternels de Valérie Pécresse étaient psychiatres. Ils l’ont d’ailleurs bien aidée durant ses passages à vide. Pour dépasser les épreuves difficiles, la femme politique s’est souvenue des moments où ses grands-parents sauvaient des personnes qui tentaient de se suicider. Son grand-père parlait au téléphone aux malades tandis que sa femme joignait les secours sur une deuxième ligne. Autre anecdote, son grand-père a soigné l’anorexie d’une des filles de Jacques Chirac. Voilà peut-être une raison qui explique la protection l’ancien président de la République envers Valérie Pécresse que les médias appelaient « bébé Chirac » au début des années 2000.

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Crédits : École polytechnique Université Paris-Saclay (CC BY-SA 2.0)