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Le portrait en 10 anecdotes de Yannick Jadot, le candidat EELV aux présidentielles 2022

Crédits : Eric Coquelin (CC BY-SA 4.0)

De nombreuses anecdotes croustillantes émaillent le combat écologique de Yannick Jadot. L’homme fort du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) baigne depuis son adolescence dans la défense de l’environnement. Souvent critiqué pour sa proximité avec le monde économique, Yannick Jadot divise certains militants, notamment à cause d’alliances avec la droite lors d’élections précédentes. Pourtant, cela ne l’empêche pas de remporter l’investiture de sa famille politique. Dans cette liste de 10 anecdotes parfois surprenantes, faisons mieux connaissance avec Yannick Jadot, le candidat écologiste à l’élection présidentielle de 2022.

1/ Une fibre écologique et politique précoce

Le livre « les Racines du ciel » de Romain Gary marque beaucoup Yannick Jadot dans sa jeunesse. Le récit raconte l’histoire d’un Français, rescapé d’un camp de concentration, se battant pour la préservation des éléphants en Afrique. Adolescent, il accroche un poster de Greenpeace dans sa chambre. Il s’agit de l’une des anecdotes les plus cocasses sur sa vie, car Yannick Jadot est alors loin de se douter à cet instant que son destin serait étroitement lié à l’ONG. En parallèle, son père l’emmène distribuer des tracts pour le parti socialiste. Au lycée et à l’université, il participe aux manifestations de son époque. Il organise par exemple des défilés pour le décès de Malik Oussekine en 1986, un étudiant mort en marge des protestations contre le projet de réforme universitaire Devaquet.

2/ La surprenante généalogie de Yannick Jadot

Les ancêtres de Yannick Jadot partagent avec lui un lien étroit avec la nature. Sa mère peint des paysages, tandis que son père amène régulièrement la famille se promener en forêt. Par ailleurs, ce dernier est un lointain descendant du roi Louis VII, tout comme le garde des Sceaux Éric Dupont-Moretti. On trouve aussi dans la généalogie du candidat à la présidentielle de 2022 des paysans, des jardiniers, ainsi que des fabricants de chapeaux de paille belges.

Jadot affiche campagne
Crédits : Affiche de campagne (jadot2022.fr)

3/ Le baptême du feu chez Greenpeace

Tout juste embauché comme directeur de campagne chez Greenpeace France en 2002, Yannick Jadot se rend au large de Sète où des activistes ont réussi à arrêter un imposant bateau. Rempli de bois précieux, le navire est accusé par l’ONG de participer à la destruction de forêts anciennes en Afrique. Afin d’aider les militants, il grimpe alors sur un Zodiac. Tout se passe bien, mais comme l’explique Yannick Jadot : « à un moment on voit le navire remonter son ancre. Mon collègue me dit : “Tu t’accroches et tu gueules à la gendarmerie maritime que tu te feras écrabouiller plutôt que de lâcher.” Donc, c’est ce que je fais… Et la gendarmerie est intervenue. » Décidément, les premiers jours d’un nouveau travail peuvent être mouvementés chez Greenpeace

4/ Quand Yannick Jadot voulait accrocher un Zodiac à un sous-marin nucléaire

Avec d’autres militants de Greenpeace, Yannick Jadot monte en 2005 une audacieuse action « d’inspection citoyenne ». Leur objectif est de s’introduire dans la rade de Brest, à l’Ile Longue, afin de « dénoncer l’illégalité du programme d’armement nucléaire français au regard du Traité de non-prolifération ». L’endroit abrite en effet les sous-marins nucléaires français. Le bateau de l’ONG se fait vite repérer, mais Yannick Jadot a le temps de monter dans un Zodiac (une habitude décidément). Bien décidé à aller accrocher sa petite embarcation à un sous-marin nucléaire, il file en direction du complexe militaire. La gendarmerie maritime finit néanmoins par l’attraper. Avec ses deux complices, Yannick Jadot est condamné pour atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation. Il écope par la suite d’une amende de 2 000 euros accompagnée d’une peine de trois mois de prison avec sursis.

France 2 Greenpeace thoniers campagne 2006
Crédits : Capture du Journal de 13h de France 2 du 24/08/2006 (INA)

5/ Un cadre d’EDF l’a espionné

En 2007, EDF signent plusieurs contrats en France et en Europe pour la construction d’EPR (réacteur nucléaire de nouvelle génération). De son côté, Greenpeace multiplie les actions dans le parc nucléaire français afin de prévenir la population quant aux dangers liés à l’atome. EDF se retrouve donc sous pression. Un des cadres de l’entreprise diligente ainsi une opération de surveillance auprès de la société Kargus Consultants. L’officine de renseignement s’associe avec un pirate informatique pour introduire un mouchard dans l’ordinateur du directeur des programmes de Greenpeace, Yannick Jadot. L’affaire éclate et des perquisitions accablantes ont lieu aux sièges d’EDF et de Kargus Consultants. Le procès se tient en 2011 et condamne en première instance les auteurs de l’espionnage. Toutefois, EDF et une partie des prévenus sont relaxées en appel.