10 choses étonnantes et insolites autour du bug de l’an 2000

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Vous souvenez-vous du bug de l’an 2000 et de la fin du monde annoncée ? Vingt années plus tard, on est toujours là, aucune centrale nucléaire ne s’est détraquée et aucun avion ne s’est crashé lors de ce changement de millénaire ! Pourtant, pour ceux qui ont vécu cette époque, il régnait une vraie inquiétude quant à ce fameux bug du nouveau millénaire ! On revient sur cet événement avec 10 faits marquants et anecdotes insolites !

1/ Le bug de l’an 2000 n’était pas vraiment… un bug

On parle plutôt d’un problème de conception. En effet, dans de nombreux programmes et bases de données, seuls les deux premiers chiffres des années étaient rentrés. Ainsi, le passage à 2000 signifiait pour les machines… un retour en 1900 ! Bien entendu, tout cela devait s’accompagner de nombreuses complications que l’on peut imaginer. Signe d’inquiétude des médias et des populations, les Américains appelaient le problème Y2K time bomb (Year 2000).

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2/ Un problème de conception

Pourquoi ne pas avoir anticipé ce problème bien avant le milieu des années quatre-vingt-dix ? La réponse se situe dans les limites et les prix des composants électroniques. En effet, toutes informations ont besoin d’être stockées par les ordinateurs. Ainsi, chaque octet servant à cet effet était une ressource précieuse… et chère dans les années 60. C’est donc pour des raisons économiques que les ingénieurs ont décidé de coder les années sur deux chiffres. En outre, cette pratique n’a pas vraiment été remise en question par la suite malgré les progrès réalisés dans le matériel et les langages de programmation.

3/ Une facture s’élevant à… des centaines de milliards

Pour corriger les défauts de conceptions du bug de l’an 2000, il a fallu débourser beaucoup. Suivant la vétusté des installations, des opérations plus ou moins importantes ont dû être menées depuis le reconnaissance du problème par IBM en 1995. Les solutions vont de la simple correction dans les lignes de programmation avec des patchs sur les programmes jusqu’au changement pur et simple du système quand aucune résolution n’est possible. Les estimations varient entre 300 à 600 milliards de dollars dans le monde reparti entre l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie.

4/ Des conséquences économiques réelles en Europe

Le bug de l’an 2000 n’est pas arrivé seul. En Europe, il s’est conjugué avec les difficultés du passage à l’Euro le premier janvier 1999. Les investissements ont donc dû être plus massifs, notamment en personnel, où le manque d’effectif a fait reculer le passage à la monnaie unique pour certaines entreprises à l’année suivante. Ces dépenses se sont bien entendu répercutées plus tard sur les chiffres d’affaires des entreprises touchées. Cela s’est traduit par une dépression sur le marché de l’informatique après que ces problèmes soient résolus.

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5/ La fin du millénaire, propice à la fin du monde

Le 11 août 1999 a vu naître un autre fait inquiétant, prémisse de la fin annoncée le 31 décembre de la même année. En effet, une éclipse solaire totale s’est passé ce jour-là. Le couturier français, Paco Rabanne, avait prévu ce même jour que la station Mir allait s’écraser et semer l’apocalypse sur une partie de la France !  L’engin spatial a bien été détruit, mais en 2001, et l’opération était contrôlée. Reste que l’anecdote est révélatrice de l’ambiance qui pouvait régner durant la fin du millénaire dans les esprits les plus ”extralucides” !

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