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Les animaux de compagnie insolites des présidents des États-Unis

Crédits : Wikimedia Commons (montage : LaListe)

« Si vous voulez un ami à Washington, prenez un chien », a dit Henry Truman. D’autres présidents des États-Unis avant lui ont appliqué ce petit conseil politique en acquérant des animaux de compagnie. Si certains ont des goûts classiques, comme Bill Clinton et son chat, d’autres ont des préférences plus exotiques. Perroquets, blaireaux, alligator… Bienvenue dans la ménagerie insolite des présidents des États-Unis !

Sont signalées entre parenthèses les dates de début et de fin de mandat.

1/ Un perroquet bien mal élevé

Plusieurs présidents des États-Unis ont eu la joie toute particulière de posséder un perroquet (George Washington et Théodore Roosevelt pour citer les plus connus). Toutefois, le facétieux oiseau d’Andrew Jackson (1829 – 1837) a marqué l’histoire présidentielle de façon pour le moins tonitruante. Poll jurait en effet comme un chartrier. Il ne passa notamment pas inaperçu durant l’enterrement de son maître, ce qui ne manqua pas de choquer toute l’audience. Manifestement excité, il troubla d’ailleurs tellement l’office avec ses jurons et autres noms d’oiseaux qu’il fut sorti de la cérémonie.

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Crédits : Magda Ehlers/Pexels

2/ Un alligator à la maison blanche

Imaginez aller chez un ami, demander où sont les toilettes et tomber nez à nez avec un alligator. Cette situation est bel et bien arrivée à des visiteurs de la Maison-Blanche. D’ailleurs, son propriétaire, le président John Quincy Adams (1825 – 1829), s’en amusait beaucoup. Le reptile était en effet enfermé dans une pièce du bâtiment comprenant une salle de bain. L’alligator appartenait auparavant au Marquis de Lafayette qui l’avait reçu en cadeau pour ses faits d’armes aux États-Unis. Le Français se débarrassa néanmoins de l’encombrant présent en le donnant à Adams. Ce ne fut cependant pas le seul alligator à fréquenter la Maison-Blanche. Le fils d’Herbert Hoover (1929 – 1933) en possédait lui aussi deux.

3/ La First Lady contre la maltraitance animale

Dans une étable non loin de la Maison-Blanche, Grover Cleveland (1885 – 1889, 1893 – 1897) gardait quelques coqs de combat. À l’époque, ce « sport » était en effet plutôt bien accepté. Plusieurs présidents des États-Unis se sont d’ailleurs adonnés à cette discipline. Néanmoins, sa femme avait à cœur le bien-être de la faune. Elle réussit donc à convaincre son mari d’abandonner cette pratique. Merci madame la first lady.

Crédits : Pixabay

4/ Merci, mais non merci

On se demande quelle tête a fait Thomas Jefferson (1801-1809) en recevant deux bébés grizzlys de la part du capitaine Zebulon Pike (un sacré patronyme). Bon gré, mal gré, il accepta cette paire de présents pas comme les autres. Même si Jefferson les qualifiait de « parfaitement gentils » et de « bonne disposition », le troisième président des États-Unis s’en débarrassa à la première occasion. Il céda à son tour les deux malheureux petits grizzlys à un musée d’histoire naturelle, bien heureux d’accueillir des animaux vivants pour une fois.