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10 remèdes historiques insolites pour soigner la peste

Crédit : Anonyme de l'école espagnol « L'homme à la seringue » 17e siècle, Gittev (Pixabay) (montage: LaListe)

La peste est une maladie qui a particulièrement marqué l’histoire de l’Europe, du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient au cours de trois grandes pandémies qui se sont étalées entre le VIe et le début du XXe siècle. Aujourd’hui, elle a fort heureusement disparu dans ces contrées depuis de nombreuses années grâce aux antibiotiques, tant et si bien qu’il nous est difficile de s’imaginer à quoi ressemblait cette maladie. Toutefois, avec les témoignages qui nous sont parvenus, on se dit que cela devait vraiment être terrible. Par ailleurs, pour combattre la peste, les remèdes historiques de l’époque nous paraissent à présent très insolites. En effet, on aurait du mal à concevoir que notre docteur nous prescrive un paquet de cigarettes ou de boire notre urine afin de lutter contre la peste… Et pourtant, c’est bien ce que les professionnels de la santé du Moyen-Âge et de la Renaissance recommandaient à leurs patients !

1/ Faites vos propres mixtures

En 1691, Thomas Willis livrait une recette miracle contre la peste. Prenez des notes pour bien vous souvenir de cette liste d’ingrédients afin de préparer un remède. Il vous faut des racines de ces plantes :

  • Gutierrezia (une plante originaire Amérique)
  • Zédoaire (une plante qui pousse en Inde et en Indonésie)
  • Contrayerva (racine d’une plante en Amérique)

Après avoir parcouru les quatre coins du monde (ou contracté une grosse dette au marché local), mettez tout ceci dans de l’eau bouillante avec du sucre (de bonne qualité de préférence).

Saignée
Estampe d’Abraham Bosse, La saignée, 1635 (environ)

2/ Buvez du café

Des observateurs du début du XVIIIe siècle ont remarqué que la peste en Turquie tuait moins les riches que les pauvres. La différence entre les deux ? Le café ! En effet, les plus nantis en abusaient, tandis que les plus démunis, qui mouraient de la maladie, n’en buvaient pas.

3/ Si vous n’avez pas de café… buvez de l’alcool

Thomas Willis, jamais à court de bonnes idées, conseillait aussi la prise d’alcool pour combattre la peste. Il a ainsi écrit : « Le vin et la confiance vous préservent bien de la peste ».

Peste marseille 1720
Michel Serre, Vue du Cours pendant la peste de 1720 (à Marseille), 1721

4/ Si vous n’avez pas d’alcool… buvez votre urine

Afin de débarrasser la ville de la peste, les autorités de Venise au XVIe siècle recommandaient aux habitants un des remèdes historiques les plus singuliers : boire son urine chaque matin (avec ou sans petit-déjeuner). Une solution qui a le mérite d’être meilleur marché que l’alcool et le café.