10 évasions de prison auxquelles personne ne s’attendait

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Le rôle principal d’une prison est de ne laisser aucun détenu sortir avant qu’il n’ait purgé sa peine. Ce qui n’empêche pas certains d’élaborer des plans pour s’évader ! Les prisons citées sont ou étaient réputées pour être impossible à berner… mais des prisonniers ont prouvé le contraire. Découvrez ces 10 évasions de prison auxquelles personne ne s’attendait !

1/ L’évasion de la Tour de Londres

Le fameux Big Ben de la capitale anglaise ne cessait de faire bourdonner la tête des captifs enfermés en son sein. Cette ancienne prison et véritable arène de torture ne laissait personne lui échapper. Lorsqu’on y entrait, on n’en sortait plus jamais. Mais le 3 octobre 1597, le prêtre Jésuite John Gerard a réalisé l’exploit de s’y évader. Il n’était pas seul : d’autres membres de l’Ordre Catholique l’ont aidé à échafauder un plan d’évasion. John Gerard s’est vu fournir une corde par son geôlier, avec lequel il était devenu ami. Malgré ses blessures, il a réussi à descendre le long du bâtiment et à traverser les douves. L’une des évasions de prison les plus spectaculaires !

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2/ La seule et unique évasion du palais des Doges à Venise

Un doge était un magistrat italien. Ce palais fut donc pendant longtemps le siège de l’administration vénitienne. Il abritait également des prisons, situées sous les toits. On les appelait les plombi en référence aux couvertures de plomb utilisées pour confectionner la toiture. Le seul qui aie jamais réussi à s’en échapper était Giacomo Casanova, le célèbre aventurier aux multiples distinctions. Son profil de séducteur et sa morale désinvolte déplaisaient à l’Eglise, qui lui imposa une peine de prison de 5 ans. Casanova trouva en son voisin de cellule un compagnon d’évasion. Ce dernier creusa un trou dans un mur menant vers l’extérieur rien qu’à l’aide d’un clou !

En qualité de grand libertin, de hardi parleur et d’homme qui ne pensait qu’à jouir de la vie, je ne pouvais pas me trouver coupable (…) – Giacomo Casanova, Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise, 1780.

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3/ L’évasion de l’île-prison d’Imrali en Turquie

Cette enceinte abritait surtout des contrebandiers et des trafiquants de drogue. Après avoir été admis dans un hôpital psychiatrique et dans plusieurs prisons, l’Américain Billy Hayes devait terminer de purger sa peine de 30 ans dans la prison d’Imrali. Etant passeur, il s’était fait attraper en train de vendre de la drogue sur le territoire turc. Le 2 octobre 1975, Hayes profite d’un moment d’inattention de ses gardiens pour voler une barque et ramer jusqu’à la côte. Il raconte le récit de son évasion dans son livre Midnight Express, adapté en film en 1978.


 

4/ Des évasions de prison successives à la Bastille

La Bastille contenait des prisons très bien gardées, desquelles personne ne pouvait s’échapper. Seuls quelques chanceux y sont parvenus. Antoine de Chabannes, comte de Dammartin fut l’un d’entre eux. Sous Louis XI, la Bastille était utilisée comme pénitencier. Chabannes fut détenu pour avoir fait partie de la Ligue du Bien Public, un groupe de princes luttant contre le pouvoir du Roi. C’est grâce à son épouse qu’il parvint à raccourcir son emprisonnement. Celle-ci organisa une diversion avec les autres membres, ce qui permis à son mari de s’enfuir. Quelques mois plus tard, Louis XI signe un traité de paix avec ses anciens adversaires et rétablit les droits du comte de Dammartin.

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5/ L’évasion du Camp 14 en Corée du Nord

Il n’est pas étonnant de constater l’existence de camps de travail dans l’un des pays les plus autoritaires du monde. Les conditions de vie y sont très difficiles et la plupart des prisonniers meurent de faim, de fatigue ou des suites de violences répétées. Shin Dong-hyuk est né et a grandi dans ce camp infernal. Il est également le seul à en être sorti, déclarant au monde l’existence de ce lieu de supplices. Il a vu mourir sa mère et son frère sous ses yeux, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. A l’âge de 23 ans, il parvint à escalader une barrière sous haute-tension et à s’évader. Blaine Harden raconte son histoire dans le livre Rescapé du camp 14 : de l’enfer nord-coréen à la liberté.


 

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