10 remèdes insolites de la médecine du Moyen Âge à se tordre de douleur

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Au regard de nos connaissances médicales modernes, on a une image assez effrayante des remèdes concoctés par la médecine durant le Moyen Âge en Europe. Même si certaines de ces méthodes médiévales restent encore utilisées aujourd’hui, d’autres semblent inappropriées, dégoûtantes ou encore carrément dangereuses avec le recul. Voici une liste qui dresse un inventaire effrayant des remèdes les plus insolites… et les plus insoutenables du Moyen Âge !

1/ Le grand classique, la saignée

Pour rétablir l’équilibre des quatre humeurs, on n’hésitait pas à pratiquer des incisions pour faire écouler le sang des malades. Cette théorie repose sur le postulat que le corps est régulé par quatre fluides : la bile noire, la bile jaune, le sang et la lymphe. Chacun est associé à un des quatre éléments ainsi qu’à une qualité (sec, chaud, froid, humide). Après la saignée, beaucoup de personnes mourraient d’anémie ou d’infections. Affaiblis d’avoir été vidés de leur sang, certains patients mourraient aussi tout simplement de la maladie pour laquelle ils étaient venus consulter.

2/ L’utilisation bizarre d’insectes et d’animaux

Durant cette période, la médecine du Moyen Âge utilise beaucoup les animaux et les insectes pour soigner : sangsue, bave d’escargot, venin, verre de terre, cloporte, etc. En cas de lésion, le médecin du Moyen Âge coupait un poulet en deux et l’appliquait directement sur la plaie. Pour les mauvaises humeurs, il installait une colonie de poux sur vous afin de sucer le mauvais sang. On pouvait aussi vous donner les insectes revenus dans du jaune d’œuf pour une bronchite. Un autre élément était très communément utilisé : le castoréum, une glande que l’on trouve dans l’anus des castors. En poudre et préparé avec de l’or, de l’argent, de perles, de l’ivoire ou de corail, on l’utilisait pour soigner le rhume, les convulsions ou encore les douleurs au niveau de l’estomac. Pour celles et ceux que le castoréum dégoûte, sachez qu’il est toujours utilisé pour recréer le goût de vanille.

3/ L’appétissant bézoard

Le bézoard est une sorte de pierre qui se forme dans l’appareil digestif des êtres vivants. Très recherchée, la pierre du fiel était utilisée de façon intensive dans la médecine de l’ancien temps. Généralement, on le mélangeait avec du vin après l’avoir râpé (bon appétit !). On le portait aussi au cou, serti dans un bijou. On prêtait à cet objet des propriétés magiques telles que guérir la peste, la petite vérole, la dysenterie…

4/ L’urine, le remède indispensable

C’était THE ingrédient ! On observait l’urine pour établir des diagnostics. Pour prévenir de la débilité, on plongeait les enfants dans le liquide de quelqu’un ayant mangé du chou. Pour la médecine médiévale, l’urine éradiquerait la teigne ou des ulcères suppurants. On utilisait aussi le liquide en guise de désinfectant… Et à raison, puisqu’elle est stérile à la sortie du corps humain contrairement à la majorité de l’eau que l’on pouvait trouver à cette époque. Comme quoi, on peut avoir pas mal d’idées reçues sur le Moyen Âge !

5/ La cuisine aux excréments

On croyait que les excréments d’un homme roux dilués dans l’eau aidaient à la cicatrisation des ulcères et des plaies. Sinon, durant le Moyen Âge, la médecine préconisait d’utiliser ceux d’un jeune homme sain (en apparence) avec du miel pour traiter les maux de gorge. Parfois macérées dans la bière, les déjections d’animaux soignaient les piqûres d’insectes ou les crachements de sang.